Plan du site
Quand un humoriste dessinateur est fana' de photo...

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SOMMAIRE

Introduction

Des grains et des pixels...

Des pommes, des poires...

Adapter l'outil au besoin...

Scaning, pixels & dpi...

Boucler la boucle

TIFF, ou jpeg?

Les bonnes résolutions...

Voir aussi notre site-partenaire PICTCHALLENGE
et le "Forum Numérique"
du site de
Chasseur d'Images
ainsi que l'excellent site
titré simplement
"Photographie numérique"

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Le webmaster du présent site a contribué à la rédaction du livre ci-dessous
disponible en librairie à partirdu 2-6-2005 :

Cliquer ici

Description détaillée
en cliquant ici.


print.gif (2745 octets)

Tordons d'abord le cou à une idée reçue
qui est une erreur GROSSIERE :


La prise de vue numérique N'EST PAS
le passage obligé vers la PHOTO NUMERIQUE...


Il existe en effet diverses manières de créer un fichier photonumérique :

1) La prise de vue avec un appareil photo numérique, bien sûr, mais aussi :

2) La prise de vue avec un appareil traditionnel et utilisation d'un scanner (soit un scanner à plat pour scanner les tirages, soit un scanner film pour scanner les négatifs ou les diapos).

3) La prise de vue en couleurs "papier" avec un appareil traditionnel, et commande d'un CD-ROM fourni par le labo' en même temps que le développement et tirages.

4) La prise de vue dia ou "papier" avec un appareil traditionnel, puis transfert des meilleures images sur Photo-CD de KODAK (publicité non payée) : les fichiers sur ce CD-ROM tournent autour de 6 mégas. Un tel CD peut contenir jusque 100 images, en plusieurs sessions.

Dans TOUS les cas,
que la prise de vue ait été réalisée
en argentique ou en numérique,
le stade final est un fichier numérique
autorisant les mêmes
améliorations ou manipulations.

La prise de vue numérique
n'est donc pas le passage obligé
vers la photo numérique !

Quels que soient les avantages incontestables de la prise de vue numérique, il ne faut pas perdre de vue ceux tout aussi incontestables de la photo argentique

- au niveau du support d'images (coût des cartes-mémoires d'un côté, du film de l'autre, disponibilité sur place quand on tombe à court, diversité, longévité)

- comme au niveau des besoins en énergie (une pile lithium de 3V "tient" pour au moins 400 photos) : deux aspects qui demandent une bonne gestion en numérique... Sans parler de la richesse de possibilités de prise de vue d'un reflex "traditionnel" :

En photographie comme pour toute technique, il faut


ADAPTER L'OUTIL AU BESOIN !


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Des GRAINS et des PIXELS . . .

Pour être interprétée par l’oeil, toute image est composée d’une multitude de «points» microscopiques, qui sont à l’image ce que l’atome est à la matière.

Ces «points» s’appellent des GRAINS en photographie traditionnelle, des PIXELS (pour PICTure ELement) en photographie numérique. La finesse de l’image dépendra évidemment de la quantité de ces grains ou de ces pixels au millimètre carré.

En photographie argentique (ou «traditionnelle»), la finesse de ces grains est telle qu’il faut arriver à un taux d’agrandissement élevé pour que l’oeil constate leur présence. Il y en a plusieurs dizaines de millions dans un négatif de 24x36 mm.

En photographie numérique, la technique est différente. Le nombre de pixels est fixé par celui des photosites du CCD, un peu comme les alvéoles d’un nid d’abeille. En 1998, les appareils photonumériques étaient équipés de CCD comportant un tiers de million de pixels. L’année suivante on grimpait entre 1,5 et 2,5 millions de pixels. Les 3 millions ont été dépassés en l’an 2000, et la courbe continue à monter. Dans une certaine mesure parce qu’à l’inverse d’une émulsion argentique où il «suffit» (?) de jouer sur la taille et le nombre des grains d’argent en suspension (un coup de chapeau aux chercheurs, qui nous annoncent pour "incessamment sous peu" des progrès stupéfiants dans ce domaine), en numérique il faut multiplier le nombre de photosites, donc d’«alvéoles» du «nid d’abeille», déjà microscopiques avec les appareils actuels (dans un «bimégapixel» on loge plus 1200 colonnes de plus de 1600 photosites dans un rectangle qui fait moins d’un centimètre et demi de diagonale).


QUESTION / REPONSE

Question : J'ai un fichier brut de mon D1, qui pèse 1007 Kb et a une résolution de 2000 x 1312 pixels.
Si j'ouvre le fichier, que ce soit avec Paintshop Pro ou avec Photoshop, le programme me dit que l'image mesure 2,54 x 1,67 cm à 2000 pixels/inch.
Là où cela se corse et où je m'y perds un peu, c'est que si avec PaintShop, je convertis l'image en 300 dpi, il me génère un fichier de 1097KB, et que sa taille est de 16,93 x 11,10 cm, ce qui a priori est normal si l'on applique une bête règle de trois.
Par contre avec PhotoShop, je converti également en 300 dpi, il me génére un fichier de 10,39Mb, dont la taille est 70,56 X 46,27 cm et 8334 x 5466 pixels.
Ma question est : dans le but d'une impression par un labo, vaut-il mieux convertir avec Photoshop ou bien la conversion avec PaintShop, d'un "poids" moins élevé est-elle suffisante ?

Merci à vous
Dim


Réponse : Je crois que la différence vient simplement du fait que la case "rééchantillonnage" dans Photoshop est cochée. Il extrapole donc artificiellement la taille de ton fichier de départ pour atteindre les 300 px demandés.

Pour répondre à ta question finale, pour ne pas risquer des dégradations une image doit être redimensionnée en vue du tirage sans extrapolation (sans rééchantillonnage - c'est dur à taper ce truc là) ou alors un minimum.
Si ton image de départ fait 2000x1312 px, aucun logiciel ne pourra "trouver" des pixels inexistants et extrapoler à 8334 x 5466 pixels ne sert à rien d'autre que dégrader la qualité. Par contre, un petit "coup de pouce" de 15-20%, si tu trouves ton image trop petite, ne fait généralement pas trop de dégats. Gérard.


Réponse à la réponse : (...) Gérard, tu avais raison, mais dans ma version de PhotoShop, je n'ai pas de case extrapolation ... quant je change la valeur de la résolution en 300dpi, il change automatiquemment (et donc extrapole d'office) la résolution et, afin de l'éviter, il faut remettre manuellement les valeurs initiales, soit 2000 x 1312 ... le fichier généré a donc les mêmes caractéristiques que celui généré par PaintShop. Dim.

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DES POMMES ET DES POIRES . . .

Comparer la qualité des photos tirées au départ d’un appareil photo traditionnel («argentique») à celle de photos tirées au départ d’un appareil photo numérique, revient à comparer des pommes et des poires : on peut apprécier ces deux fruits, mais personne ne pourra jamais affirmer que telle pomme est meilleure que telle poire, ni vice-versa.

Sur l’excellent site français pictchallenge-archives.net, qui aborde divers aspects de la photo numérique exemples à l'appui, vous trouverez entre autres ce qui suit, que nous reproduisons avec l'autorisation de son «Webmestre». Il y est question des appareils photo numériques actuellement disponibles sur le marché.

(...) Ces appareils sont ils capables de remplacer nos «bon vieux» appareils argentiques?

Pour l’usage Internet....OUI, dans la plupart des cas ! Une fois les photos «dimensionnées» au format d’affichage sur Internet, qui peut voir la différence?

   PictCh1G.jpg (11494 octets)    PoctCh1D.jpg (11640 octets)

La vue de gauche est une prise de vue 100% numérique, effectuée avec un appareil Nikon Coolpix 800... celle de droite une prise de vue argentique sur diapositive, avec un Nikon F60.

Autre petit exemple:

  PictCh2G.jpg (24123 octets)   PictCh2D.jpg (17214 octets) 

Le cliché de gauche est argentique ..... celui de droite est numérique !

Encore plus délicat: comment reconnaître sur une photo 10 x 15 le cliché argentique du cliché numérique? Avec un bon matériel de prise de vue, il est devenu impossible de distinguer un tirage photo «traditionnel» d’un tirage sur papier photo d’un fichier numérique.

Quand on imprime soi-même ses images avec une imprimante «qualité photo», au format A4 (21 x 29,7 cm, soit environ 18 x 24 cm avec des marges blanches) il est quasiment impossible de déterminer la SOURCE de l’image: scan d’un négatif...ou fichier numérique direct. (...)

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ADAPTER L’OUTIL AU BESOIN

Dans la comparaison entre les techniques argentique et numérique, il faut bien faire la part des choses : le mariage des deux peut même donner des résultats meilleurs que le tout argentique ou le tout numérique. En photo comme ailleurs, l’intégrisme est réducteur.

Au stade de la PRISE DE VUE, certains privilégieront l’immédiateté et préféreront le numérique. De même, si le nombre de vues à prendre est très limité, puisqu’en numérique on n’est pas tenu par la longueur d’un film à développer ensuite. D’autres privilégieront la polyvalence technique et préféreront un reflex 24x36, puis si le but fin,al est l’exploitation numérique, scanneront leurs négatifs ou leurs dias

Au stade du TIRAGE, dans l’hypothèse ou le but final de l’image est une impression sur papier et non une visualisation sur l’écran, tout dépend du format final recherché. Puisque nous y sommes autorisés, extrayons les paragraphes ci-après de pictchallenge-archives.net :

(...) L’expérience vécue prouve que si l’on divise le nombre de pixels d’une image par 100, on a une juste appréciation que la qualité «photo» visuelle que l’on pourra obtenir de l’image en l’imprimant ou en la faisant agrandir sur un papier argentique. Ainsi, notre diapo scannée à 2400 x 3600 supportera un agrandissement de 24 x 36 cm. Le cliché numérique de 1600 x 1200 se prêtera à un tirage de 16 x 12 cm (proche du «13x18» traditionnel).

Avec de bons outils informatiques de traitement d’image, si l’original convient (lumière, netteté...les critères sont strictement les mêmes qu’en photo traditionnelle) il est enfin possible de gagner «un cran» en dimension d’agrandissement: 30 x 45 depuis le scan de diapo, 18 x 24 depuis le fichier pris par l’appareil numérique. (...)

Il s'agit là de tirage avec des imprimantes à jet d'encre dites "de qualité photo". Ce qui n'est pas la seule solution :

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BOUCLER LA BOUCLE . . .

L'industrie photographique évolue avec les technologies qui la concernent : pendant que le "numérique" progresse, les industriels concernés par le tirage argentique (fabricants de papier, fabricants de machines) ne restent pas les bras croisés contemplant la larme à l'oeil la progression de l'«ennemi».
(Ndlr : ce texte a été rédigé en 2000)

Déjà aujourd'hui, l'amateur qui a réalisé des photos avec son appareil numérique, ou celui qui a corrigé ou "truqué" une photo après l'avoir scannée, peut demander à un certain nombre de laboratoires, un tirage de son oeuvre sur du "vrai" papier photographique : on envoie le fichier numérique au labo par l'Internet, le lendemain ou le surlendemain les tirages papier sont à disposition chez le revendeur photo, ou délivrés par le facteur suite à une commande à un labo "en ligne". L'avantage est que l'apparence et le toucher sont les mêmes que des photos traditionnelles, et les qualités "mécaniques" du papier (résistance au frottement, à l'eau, etc) sont supérieures au tirage "jet d'encre". Ce qui ne gâche rien, le coût est moindre aussi quand on tient compte du prix du papier ET DE L'ENCRE.

Si le fichier numérique a été travaillé et sauvegardé dans les conditions adéquates, il est donc possible d'obtenir un agrandissement 30x45 sur "vrai" papier photo au départ d'un négarif 24x36 "nettoyé" à l'ordinateur (suppression de griffes et de poussières), scanné à haute résolution, et "flashé" sur papier argentique par un labo spécialisé. En fait, c'est réaliser à moindre risque, dans un labo sec en chambre claire, ce que les amateurs passionnés réalisent non sans stress avec des bains liquides dans une chambre noire. Sans nécessairement pour autant "truquer" la photo : nettoyer n'est pas "tricher".

Ce qui prouve s'il en est encore besoin que

L'ARGENTIQUE & LE NUMERIQUE
sont complémentaires . . .

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Extrait d'un article intitulé :
«Qui a peur du numérique?»
publié dans le magazine belge
"Photo-vidéo-audio NEWS"
n° 5/00, page 28.
E-mail pgermeys@online.be

 

Les langages photo-numériques :
TIFF et jpeg

Dans l'appareil photo numérique, les données des photos sont stockées sur une carte mémoire. Plus la photo est détaillée (= plus elle compte de pixels), plus le volume en données numériques et la place que prend la photo sur la carte mémoire sont importants.

Il existe plusieurs types de carte mémoire. Chacun de ces types enregistre les données d'une manière spécifique, incompatible avec celle des autres supports ou systèmes informatiques étrangers. Il s'agit alors bien de la description la plus complète de la photo mais, malheureusement, elle n'est pas utilisable sous cette forme qui s'appele " R AW ".

Pour permettre la lecture et le traitement des photos par tout un chacun, on a créé des langages "universels" dans lesquels les données originales ou "files" sont converties et enregistrées: TIFF ou "Tag Image File Format" et jpeg ou "Joint Photographic Expert Group". Des informations relatives à l'image sont donc enregistrées sur les cartes mémoire dans un de ces langages.

a) TIFF

Dans ce langage, l'information sur les images est stockée par groupe de pixels intégralement. On parle de compression "pauvre en perte". Tous les détails sont repris et ce langage permet de recréer, par la suite, l'image complètement, sans perte de qualité.

b) jpeg

Dans ce langage, les données images sont comprimées. Dans ce cadre, les données d'un certain nombre de pixels sont rassemblées pour diminuer la masse d'informations, ce qui entraîne, bien sÛr, la perte de certain nformations et donc une perte au niveau des détails, ainsi que des glissements de couleurs.

Les appareils photo numériques qui fonctionnent avec la compression J PEG sont donc de qualité moindre mais conviennent idéalement aux applications e-mail et aux applications desktop publishing simples. Souvent, les fichiers sont également conservés en jpeg quand il suffit de photos de reconnaissance.

Il est à noter que les fichiers J PEG peuvent être conservés en format TIFF. Lors de la manipulation ultérieure de fichiers jpeg ou si on essaie de les améliorer, les résultats sont souvent encore plus mauvais.

Tiffjpeg.jpg (41347 octets)

TIFF ou compression à faible perte. Au lieu de noter l'information de chaque pixel comme dans l'exemple A, les données sont stockées par groupe comme dans l'exemple B: 4 x rouge, 5 x bleu, 1 x vert.

jpeg: Les données de l'image (A) sont comprimées de manière limitée comme dans l'exemple B ou fort comprimées comme dans l'exemple C. Dans ce cadre, des informations d'image sont irrévocablement perdues, ce qui peut donner lieu, entre autres, à des pertes au niveau de la couleur

Publié avec l'aimable autorisation de Piet-H. GERMEYS, Rédacteur en Chef de P.V.A. NEWS,
que je remercie.

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PHOTO NUMERIQUE, SCANNING, PIXELS & DPI ...

Pour rappel, le scaning est l’opération permettant de transformer l’information optique (texte, dessin, photo) en information numérique, c’est-à-dire une succession de 1 (le courant passe) et de 0 (le courant ne passe pas). Le pixel est à l’image numérique ce que l’atome est à la matière, c’est-à-dire l’équivalent du «grain» en photo traditionnelle. DPI sont les initiales en anglais de «dots per inch» en français «point par pouce» ou PPP.

Cela étant supposé compris, se pose pour certains une difficulté à comprendre ceux qui parlent de 72 dpi, 300 dpi, 2700 dpi : un peu d’ordre dans les idées permettra d’y voir plus clair. C’est d’autant plus nécessaire qu’alors qu’on a l’impression de parler d’une seule et même chose (les dpi ou ppp), on parle en réalité de deux choses bien distinctes : la richesse d’informations de l’image source (comme cette image a été transformée en fichier numérique, nous parlerons à partir de maintenant de fichier source d’une part, sa préparation pour être imprimée d’autre part).

LE FICHIER SOURCE

Le document photographique sous forme de fichier numérique, le «fichier source» peut être le résultat :

1) d’une prise de vue avec un appareil photo numérique : le nombre total de pixels contenus dans l’image dépend des performances de l’appareil d’une part, du niveau de qualité choisi lors de la prise de vue d’autre part : SHQ (Super Haute Qualité) non comprimée, SHQ comprimée, HQ (Haute Qualité), SQ (Qualité Standard). En descendant en qualité, on augmente le nombre de prises de vues stockables sur le même support puisque celui-ci a de la place pour un certain nombre de pixels, p.ex. 32 Mo : moins l’image contient de pixels, plus le support peut enregistrer d’images. C’est arithmétique...

2) du scanning d’un tirage photographique : le nombre total de pixels qui sera enregistré dépend du format de la photo originale, du niveau de qualité paramétré sur le scanner d’autre part. Le fichier source, résultat de ce scaning, sera meilleur si on a scanné un tirage 20x30 que si on a scanné un 13x18 ou un 10x15, ne serait-ce que parce que la quantité d’information «enregistrable» est quatre fois plus grande sur un 20x30 que sur un 10x15 : toujours l’arithmétique.

3) du scanning d’un négatif ou d’une diapositive : le nombre total de pixels qui sera enregistré dépendra du niveau choisi au niveau de la «résolution d’entrée» qui est en quelque sorte le coefficient d’acuité optique du balayage : dans tel scanner par exemple on pourra opter (en arrondissant) pour 300, 600, 1200, 2400 dpi ce qui donnera respectivement un fichier source de (en arrondissant) 0,5 Mo, 1,5 Mo, 6 Mo, 24 Mo.

Nous disposons maintenant d’un fichier source, qui contient une quantité d’information très variable. Qu’allons nous faire de lui? Soit l’envoyer par l’Internet, soit l’utiliser uniquement sur notre écran d’ordinateur, soit l’intégrer dans une mise en page (en PAO ou DTP), soit l’imprimer en tant que photo. Même si le terme n’est pas très orthodoxe, nous reprendrons ces diverses présentations sous le terme générique de «fichier cible» par opposition à «fichier source»

LE FICHIER de TRAVAIL

Il faut partir d’un principe qui relève du bon sens le plus élémentaire : on n’utilise pas un marteau pneumatique pour casser des noisettes, parce qu'il faut toujours adapter l’outil au besoin.

La définition d’une image photographique sur le moniteur d’un PC est optiquement très inférieure à celle de la même image imprimée sur du papier photographique traditionnel («argentique») : une petite centaine de dpi suffit largement sur le moniteur, 300 dpi étant la norme généralement admise pour l’impression sur papier de qualité photographique. Le tableau ci-dessous, reproduit avec l'aimable autorisation de notre partenaire PICTCHALLENGE, récapitule les données pour conserver une qualité "photographique " :

Format photo (arrondi) Pixels à 300 dpi imprimés. Poids en Mo Interpolation

Equivalent
10 x 15

Agfa Snapscan

30 x 45 cm 3507 x 5315 53,3 Mo Agrandissement 900 ppi
24 x 36 cm 2884 x 4370 36,1 Mo Agrandissement 750 ppi
20 x 30 cm 2338 x 3543 23,7 Mo Réduction 600 ppi
16 x 24 cm 1871 x 2835 15,2 Mo Réduction 500 ppi
13 x 19 cm 1481 x 2244 9,5 Mo Réduction 400 ppi
10 x 15 cm 1169 x 1772 5,9 Mo Réduction 300 ppi
9 x 13 cm 1013 x 1535 4,5 Mo Réduction 265 ppi
6 x 9 cm 701 x 1063 2,3 Mo Réduction 200 ppi
Ecran à 72 dpi 640 x 422 0,8 Mo Réduction 120 ppi

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Il y a donc lieu de préparer le fichier source pour obtenir un fichier DE TRAVAIL adapté à l’usage escompté. Prenons trois hypothèses de travail, étant entendu que les dimensions d’images en pixels sont ici données à titre indicatif, approximatif, et arrondies pour plus de clarté.

1) Nous voulons envoyer cette photo par le Web. Nous avons besoin d’un fichier de 600x400 pixels (si nous voulons être sûr qu'elle sera visible intégralement sur tous les écrans et que le poids ne sera pas trop important.

2) Nous voulons intégrer cette photo dans une page de bulletin en dimension 50x75mm (environ 2 pouces sur 3 pouces) et nous travaillons avec une imprimante autorisant le 300 dpi. Nous avons besoin d’un fichier de (2x300) x (3x300) = 600x900 pixels / 300 dpi.

3) Nous voulons réaliser un tirage de qualité photographique avec un imprimante travaillant à 300 dpi (attention : voir plus loin) : si nous voulons un tirage 20x30 cm (donc 8x12 pouces) nous avons besoin d’un fichier de (8x300)x(12x300) = 2400x3600 pixels / 300 dpi.

Dernière hypothèse : la même photo doit pouvoir servir aux trois usages : le fichier source satisfera aux exigences les plus élevées (exemple n°3) mais à l’aide d’un bon logiciel de traitement d’images nous créerons des fichiers de travail correspondant aux utilisations recherchées.

En résumé, si un utilisateur averti vous conseille de sauvegarder vos images «en 2700 dpi» (ou en 1200 dpi), il vous parle de la RESOLUTION D’ENTREE : une RESOLUTION DE SORTIE de 300 dpi siéra très bien au même fichier... Comme «Qui peut le plus peut le moins», l’idéal est d’archiver ses images avec un nombre de pixels aussi élevé que possible, mais comme «Qui trop embrasse mal étreint» il faut au départ de ces fichiers sources créer des fichiers de travail adaptés à l'utilisation envisagée. Ce que confirme le texte qui suit (dans lequel le terme "fichier source" est remplacé par "fichier natif").

questrep.gif (1000 octets)

Trouvé dans une liste de discussion la réponse ci-dessous, qui ne manque pas d'intérêt, à une question relative à la conversion d'une image qui a telle dimension en 72 dpi et dont on voudrait qu'elle ait telle dimension en 150 dpi :

Comme beaucoup de gens qui débutent dans la photo numérique, tu es obsédée par les dpi. Cette notion n'a de véritable utilité que pour les utilisations professionnelles style PAO. Pour un amateur, elle n'en a pratiquement aucune : pour l'affichage écran elle n'est pas prise en compte et heureusement car la résolution des écrans est extrêmement variée!
Pour l'impression amateur (jet d'encre) le driver d'impression n'utilise généralement pas l'information dpi : l'utilisateur peut fixer les dimensions d'impression librement et c'est le soft qui se charge d'effectuer les ajustements nécessaires. En fait, pour la photo numérique amateur, la seule notion réellement utile est la dimension de l'image (x sur y pixels). Si tu veux connaitre la résolution effective de ton image imprimée il suffit d'une division !
Pour le reste il faudrait que tu indiques le contexte d'utilisation pour qu'on puisse te donner des indications plus précises...

Jean-Pierre Roche
jproche@chello.fr

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Dans le numéro 223 du magazine français CHASSEUR D’IMAGES (mai 2000), Guy-Michel COGNE introduit un comparatif sur les imprimantes par un article dont nous extrayons ce paragraphe, qui s’inscrit dans le prolongement de ce qui précède. Je reproduis ce texte avec son autorisation, ce dont je le remercie :

Couverture du C.U. n°223

LES BONNES RÉSOLUTIONS

Les imprimantes photo nées en l’an 2000 font très fort, côté résolution annoncée: 1.200 points par pouce chez Canon, 1.440 chez Epson et 2.400 chez Hewlett-Packard !

Ces chiffres font rêver, mais ils perturbent les amateurs qui savent compter et qui en déduisent que, pour «bien nourrir» leurs imprimantes, il convient de les alimenter avec des fichiers dont la résolution soit à la hauteur. Et là, rien ne va plus!

Prenons l’exemple d’un plein format A4. Pour obtenir 600 dpi de résolution, il faudrait un fichier de 4.900 x 7000 pixels dont le poids atteindrait déjà 100 mégaoctets! La même image passerait à 400 Mo pour 1.200 dpi, 580 Mo pour 1.440 dpi et 1,6 giga pour 2.400 dpi!

Régulièrement, nous recevons des appels ou secours de la part de lecteurs qui, ayant essayé de gonfler leurs photos à la résolution de leur imprimante, se retrouvent avec des disques durs saturés et des temps de calcul qui atteignent plusieurs heures Nous leur expliquons alors ce qu’aucun fabricant ne dit jamais: les résolutions annoncées pour les imprimantes photo sont calculées en fonction de la taille des bulles d’encre et il n’y a pas de corrélation directe entre les pixels du fichier natif (Ndlr : dans le texte ci-dessus "fichier source") et les « points» de l’imprimante.

Explication : un pixel-image sera représenté par des points de trame eux-mêmes composés de plusieurs gouttes. Il ne faut donc pas confondre résolution de l’imprimante et linéature (la fréquence de la trame), pour laquelle il convient, effectivement, d’optimiser ses. fichiers.

Faute d’indicabons précises sur la linéature réelle des imprimantes, nous n’avons pas eu d’autre choix que de nous livrer à des essais. La procédure est simple: elle consiste à choisir une image comportant des motifs géométriques très fins et à la numériser en haute résolution, sur un très bon scanner On démarre avec le fichier natif à 1.200 dpi et on imprime, tel quel, sans agrandissement ni réduction évidemment. Via PhotoShop, on ramène la résolution de cette image à 600 dpi et on l’imprime à nouveau, toujours au même format. On recommence à 300, puis 250, puis 220, puis 200... et on arrête les essais quand on parvient à percevoir une différence de qualité sur l’image imprimée! On a alors trouvé ce que nous appelons la «résolution pratique» de l’imprimante.

Pour information, les trois imprimantes testées ce mois-ci se tiennent dons un mouchoir de poche: les Epson Stylus Photo 870 et 1270 ont la plus grande finesse avec une linéature réelle d’environ 300 dpi, tandis que la BJC-8200 de Canon et les HP 930 et 950 se situent aux alentours de 260 dpi.

Bref, en leur envoyant des photos échantillonnées à 300 dpi, vous gagnerez un temps précieux au moment du calcul des images... étape durant laquelle le pilote de l’imprimante effectue la «rastérisation» du fichier, c’est-à-dire la conversion des pixels en gouttelettes formant les points de trame! Vous remarquerez d’ailleurs qu’une fois ce calcul effectué, le temps d’impression de la photo ne dépend que de la surface de la zone à imprimer et de la résolution choisie, non du poids du fichier de départ.

GMC, CI 223, mai 2000, p138.

Si ces informations vous laissent sur votre faim, faites donc un crochet par ici, où vous trouverez beaucoup d'informations intéressantes...

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