Tordons d'abord le cou à une idée reçue
qui est une erreur GROSSIERE :
La prise de vue numérique N'EST PAS
le passage obligé vers la PHOTO NUMERIQUE...
Il existe en effet diverses manières de créer un fichier
photonumérique :
1) La prise de vue avec un appareil photo numérique, bien sûr, mais
aussi :
2) La prise de vue avec un appareil traditionnel et utilisation d'un
scanner (soit un scanner à plat pour scanner les tirages, soit un scanner film pour
scanner les négatifs ou les diapos : c'est cette dernière formule qui donne le meilleur
résultat au niveau de la qualité de tirages par la suite).
3) La prise de vue en couleurs "papier" avec un appareil
traditionnel, et commande d'un CD-ROM fourni par le labo' en même temps que le
développement et tirages.
4) La prise de vue dia ou "papier" avec un appareil
traditionnel, puis transfert des meilleures images sur Photo-CD de KODAK (publicité non
payée) : les fichiers sur ce CD-ROM tournent autour de 6 mégas. Un tel CD peut contenir
jusque 100 images, en plusieurs sessions.
Dans TOUS les cas,
que la prise de vue ait été réalisée
en argentique ou en numérique,
le stade final est un fichier numérique
autorisant les mêmes
améliorations ou manipulations.
La prise de vue numérique
n'est donc pas le passage obligé
vers la photo numérique !
Quels que soient les avantages incontestables de la prise de vue
numérique, il ne faut pas perdre de vue ceux tout aussi incontestables de la photo
argentique
-
au niveau du support d'images (coût des cartes-mémoires d'un côté, du film de l'autre,
disponibilité sur place quand on tombe à court, diversité, longévité)
-
comme au niveau des besoins en énergie (une pile lithium de 3V "tient" pour au
moins 400 photos) : deux aspects qui demandent une bonne gestion en numérique... Sans
parler de la richesse de possibilités de prise de vue d'un reflex
"traditionnel" :
En
photographie comme pour toute technique, il faut
Pour être interprétée par loeil, toute image est composée dune
multitude de «points» microscopiques, qui sont à limage ce que latome est
à la matière.
Ces «points» sappellent des GRAINS en photographie traditionnelle, des PIXELS (pour PICTure ELement) en photographie
numérique. La finesse de limage dépendra évidemment de la quantité de ces grains
ou de ces pixels au millimètre carré.
En photographie argentique (ou «traditionnelle»), la finesse de ces grains est telle
quil faut arriver à un taux dagrandissement élevé pour que loeil
constate leur présence. Il y en a plusieurs dizaines de millions dans un négatif de
24x36 mm.
En photographie numérique, la technique est différente. Le nombre de pixels est fixé
par celui des photosites du CCD, un peu comme les alvéoles dun nid dabeille.
En 1998, les appareils photonumériques étaient équipés de CCD comportant un tiers de
million de pixels. Lannée suivante on grimpait entre 1,5 et 2,5 millions de pixels.
Les 3 millions ont été dépassés en lan 2000, et la courbe continue à monter. Dans
une certaine mesure parce quà linverse dune émulsion
argentique où il «suffit» (?) de jouer sur la taille et le nombre des grains
dargent en suspension (un coup de chapeau aux chercheurs, qui nous annoncent
pour "incessamment sous peu" des progrès stupéfiants dans ce domaine), en
numérique il faut multiplier le nombre de photosites, donc d«alvéoles» du «nid
dabeille», déjà microscopiques avec les appareils actuels (dans un
«bimégapixel» on loge plus 1200 colonnes de plus de 1600 photosites dans un rectangle
qui fait moins dun centimètre et demi de diagonale).
QUESTION / REPONSE
Relevé
dans le forum de PHOTO-SPHERE l'échange
ci-dessous, très instructif :
Question : J'ai un fichier brut de mon D1, qui pèse
1007 Kb et a une résolution de 2000 x 1312 pixels.
Si j'ouvre le fichier, que ce soit avec Paintshop Pro ou avec Photoshop, le programme me
dit que l'image mesure 2,54 x 1,67 cm à 2000 pixels/inch.
Là où cela se corse et où je m'y perds un peu, c'est que si avec PaintShop, je
convertis l'image en 300 dpi, il me génère un fichier de 1097KB, et que sa taille est de
16,93 x 11,10 cm, ce qui a priori est normal si l'on applique une bête règle de trois.
Par contre avec PhotoShop, je converti également en 300 dpi, il me génére un fichier de
10,39Mb, dont la taille est 70,56 X 46,27 cm et 8334 x 5466 pixels.
Ma question est : dans le but d'une impression par un labo, vaut-il mieux convertir avec
Photoshop ou bien la conversion avec PaintShop, d'un "poids" moins élevé
est-elle suffisante ?
Merci à vous Dim
Réponse : Je crois que la différence vient simplement du fait que la case
"rééchantillonnage" dans Photoshop est cochée. Il extrapole donc
artificiellement la taille de ton fichier de départ pour atteindre les 300 px demandés.
Pour répondre à ta question finale, pour ne pas risquer des dégradations une image doit
être redimensionnée en vue du tirage sans extrapolation (sans rééchantillonnage -
c'est dur à taper ce truc là) ou alors un minimum.
Si ton image de départ fait 2000x1312 px, aucun logiciel ne pourra "trouver"
des pixels inexistants et extrapoler à 8334 x 5466 pixels ne sert à rien d'autre que
dégrader la qualité. Par contre, un petit "coup de pouce" de 15-20%, si tu
trouves ton image trop petite, ne fait généralement pas trop de dégats. Gérard.
Réponse à la réponse : (...) Gérard, tu avais raison, mais dans ma version
de PhotoShop, je n'ai pas de case extrapolation ... quant je change la valeur de la
résolution en 300dpi, il change automatiquemment (et donc extrapole d'office) la
résolution et, afin de l'éviter, il faut remettre manuellement les valeurs initiales,
soit 2000 x 1312 ... le fichier généré a donc les mêmes caractéristiques que celui
généré par PaintShop. Dim.
Comparer la qualité des photos tirées au départ dun appareil photo
traditionnel («argentique») à celle de photos tirées au départ dun appareil
photo numérique, revient à comparer des pommes et des poires : on peut apprécier ces
deux fruits, mais personne ne pourra jamais affirmer que telle pomme est meilleure que
telle poire, ni vice-versa.
Sur lexcellent site français PICTCHALLENGE.COM, qui
aborde divers aspects de la photo numérique exemples à l'appui, vous trouverez entre
autres ce qui suit, que nous reproduisons avec l'autorisation de son «Webmestre». Il y
est question des appareils photo numériques actuellement disponibles sur le marché.
(...) Ces appareils sont ils capables de remplacer nos «bon vieux» appareils
argentiques?
Pour lusage Internet....OUI, dans la plupart des cas ! Une fois les photos
«dimensionnées» au format daffichage sur Internet, qui peut voir la différence?
La vue de gauche est une prise de vue 100% numérique, effectuée avec un appareil
Nikon Coolpix 800... celle de droite une prise de vue argentique sur diapositive, avec un
Nikon F60.
Autre petit exemple:
Le cliché de gauche est argentique ..... celui de droite est numérique !
Encore plus délicat: comment reconnaître sur une photo 10 x 15 le cliché argentique
du cliché numérique? Avec un bon matériel de prise de vue, il est devenu impossible de
distinguer un tirage photo «traditionnel» dun tirage sur papier photo dun
fichier numérique.
Quand on imprime soi-même ses images avec une imprimante «qualité photo», au format
A4 (21 x 29,7 cm, soit environ 18 x 24 cm avec des marges blanches) il est quasiment
impossible de déterminer la SOURCE de limage: scan dun négatif...ou fichier
numérique direct. (...)
Dans la comparaison entre les techniques argentique et numérique, il faut
bien faire la part des choses : le mariage des deux peut même donner des résultats
meilleurs que le tout argentique ou le tout numérique. En photo comme ailleurs,
lintégrisme est réducteur.
Au stade de la PRISE DE VUE, certains privilégieront limmédiateté et
préféreront le numérique. De même, si le nombre de vues à prendre est très limité,
puisquen numérique on nest pas tenu par la longueur dun film à
développer ensuite. Dautres privilégieront la polyvalence technique et
préféreront un reflex 24x36, puis si le but fin,al est lexploitation numérique,
scanneront leurs négatifs ou leurs dias
Au stade du TIRAGE, dans lhypothèse ou le but final de limage est une
impression sur papier et non une visualisation sur lécran, tout dépend du format
final recherché. Puisque nous y sommes autorisés, extrayons les paragraphes ci-après dePICTCHALLENGE.COM
:
(...) Lexpérience vécue prouve que si lon divise le nombre de
pixels dune image par 100, on a une juste appréciation que la qualité «photo»
visuelle que lon pourra obtenir de limage en limprimant ou en la faisant
agrandir sur un papier argentique. Ainsi, notre diapo scannée à 2400 x 3600 supportera
un agrandissement de 24 x 36 cm. Le cliché numérique de 1600 x 1200 se prêtera à un
tirage de 16 x 12 cm (proche du «13x18» traditionnel).
Avec de bons outils informatiques de traitement dimage, si loriginal
convient (lumière, netteté...les critères sont strictement les mêmes quen photo
traditionnelle) il est enfin possible de gagner «un cran» en dimension
dagrandissement: 30 x 45 depuis le scan de diapo, 18 x 24 depuis le fichier pris par
lappareil numérique. (...)
Il s'agit là de tirage avec des imprimantes à jet d'encre dites "de qualité
photo". Ce qui n'est pas la seule solution :
L'industrie photographique évolue avec les technologies qui la concernent :
pendant que le "numérique" progresse, les industriels concernés par le tirage
argentique (fabricants de papier, fabricants de machines) ne restent pas les bras croisés
contemplant la larme à l'oeil la progression de l'«ennemi».
Déjà aujourd'hui, l'amateur qui a réalisé des photos avec son appareil numérique,
ou celui qui a corrigé ou "truqué" une photo après l'avoir scannée, peut
demander à un certain nombre de laboratoires, un tirage de son oeuvre sur du
"vrai" papier photographique : on envoie le fichier numérique au labo par
l'Internet, le lendemain ou le surlendemain les tirages papier sont à disposition chez le
revendeur photo. L'avantage est que l'apparence et le toucher sont les mêmes que des
photos traditionnelles, et les qualités "mécaniques" du papier (résistance au
frottement, à l'eau, etc) sont supérieures au tirage "jet d'encre". Ce qui ne
gâche rien, le coût est moindre aussi quand on tient compte du prix du papier ET DE
L'ENCRE.
Si le fichier numérique a été travaillé et sauvegardé dans les conditions
adéquates, il est donc possible d'obtenir un agrandissement 30x45 sur "vrai"
papier photo au départ d'un négarif 24x36 "nettoyé" à l'ordinateur
(suppression de griffes et de poussières), scanné à haute résolution, et
"flashé" sur papier argentique par un labo spécialisé. En fait, c'est
réaliser à moindre risque, dans un labo sec en chambre claire, ce que les amateurs
passionnés réalisent non sans stress avec des bains liquides dans une chambre noire.
Sans nécessairement pour autant "truquer" la photo : nettoyer n'est pas
"tricher".
Ce qui prouve s'il en est encore besoin que
L'ARGENTIQUE & LE NUMERIQUE
sont complémentaires . . .
Pourquoi limiter la photo numérique au rôle d'«alternative»
à la photo argentique, ou traditionnelle?
Pourquoi ne pas aller plus loin et profiter des
possibilités propres au numérique, passer en somme de la "photographie" au
"photographisme", cocktail de photographie et d'infographie? Prenez par exemple
cette photo cherchant à exprimer la course à la consommation, et extraite du Forum
Critique dePhoto-Sphère,
réalisée par Jean-Yves MACAIRE et
transformée par Lucette VIRELLE :
Extrait
d'un article intitulé :
«Qui a peur du numérique?»
publié dans le magazine belge
"Photo-vidéo-audio NEWS"
n° 5/00, page 28. E-mail pgermeys
Les langages photo-numériques :
TIFF et JPEG
Dans l'appareil photo numérique, les données des
photos sont stockées sur une carte mémoire. Plus la photo est détaillée (= plus elle
compte de pixels), plus le volume en données numériques et la place que prend la photo
sur la carte mémoire sont importants.
Il existe plusieurs types de carte mémoire. Chacun de ces types
enregistre les données d'une manière spécifique, incompatible avec celle des autres
supports ou systèmes informatiques étrangers. Il s'agit alors bien de la description la
plus complète de la photo mais, malheureusement, elle n'est pas utilisable sous cette
forme qui s'appele " R AW ".
Pour permettre la lecture et le traitement des photos par tout
un chacun, on a créé des langages "universels" dans lesquels les données
originales ou "files" sont converties et enregistrées: TIFF ou "Tag Image
File Format" et JPEG ou "Joint Photographic Expert Group". Des informations
relatives à l'image sont donc enregistrées sur les cartes mémoire dans un de ces
langages.
a) TIFF
Dans ce langage, l'information sur les images est stockée par
groupe de pixels intégralement. On parle de compression "pauvre en perte". Tous
les détails sont repris et ce langage permet de recréer, par la suite, l'image
complètement, sans perte de qualité.
b) JPEG
Dans ce langage, les données images sont comprimées. Dans ce
cadre, les données d'un certain nombre de pixels sont rassemblées pour diminuer la masse
d'informations, ce qui entraîne, bien sÛr, la perte de certain nformations et donc une
perte au niveau des détails, ainsi que des glissements de couleurs.
Les appareils photo numériques qui fonctionnent avec la
compression J PEG sont donc de qualité moindre mais conviennent idéalement aux
applications e-mail et aux applications desktop publishing simples. Souvent, les fichiers
sont également conservés en JPEG quand il suffit de photos de reconnaissance.
Il est à noter que les fichiers J PEG peuvent être conservés
en format TIFF. Lors de la manipulation ultérieure de fichiers JPEG ou si on essaie de
les améliorer, les résultats sont souvent encore plus mauvais.
TIFF ou compression à faible perte. Au lieu de noter l'information de chaquepixel comme dans l'exemple A, les données sont stockées par groupe commedans
l'exemple B: 4 x rouge, 5 x bleu, 1 x vert.
JPEG: Les données de l'image (A) sont comprimées de manière limitée comme
dans l'exemple B ou fort comprimées comme dans l'exemple C. Dans ce cadre, des
informations d'image sont irrévocablement perdues, ce qui peutdonner lieu, entre
autres, à des pertes au niveau de la couleur
Publié avec l'aimable autorisation de Piet-H. GERMEYS, Rédacteur en Chef de P.V.A. NEWS,
que je remercie.
Pour rappel,
le scaning est lopération permettant de transformer linformation optique
(texte, dessin, photo) en information numérique, cest-à-dire une succession de 1
(le courant passe) et de 0 (le courant ne passe pas). Le pixel est à limage
numérique ce que latome est à la matière, cest-à-dire léquivalent
du «grain» en photo traditionnelle. DPI sont les initiales en anglais de «dots per
inch» en français «point par pouce» ou PPP.
Cela étant supposé compris, se pose pour certains une difficulté à
comprendre ceux qui parlent de 72 dpi, 300 dpi, 2700 dpi : un peu dordre dans les
idées permettra dy voir plus clair. Cest dautant plus nécessaire
qualors quon a limpression de parler dune seule et même chose
(les dpi ou ppp), on parle en réalité de deux choses bien distinctes : la richesse
dinformations de limage source
(comme
cette image a été transformée en fichier numérique, nous parlerons à partir de
maintenant de fichier source dune part, sa préparation pour être
imprimée dautre part).
LE
FICHIER SOURCELe document
photographique sous forme de fichier numérique, le «fichier source» peut être le
résultat :
1) dune prise de vue avec un appareil photo numérique : le nombre total
de pixels contenu dans limage dépend des
performances de lappareil dune part, du niveau de qualité choisi lors de la
prise de vue dautre part : SHQ (Super Haute Qualité) non comprimée, SHQ
comprimée, HQ (Haute Qualité), SQ (Qualité Standard). En descendant en qualité, on
augmente le nombre de prises de vues stockables sur le même support puisque celui-ci a de
la place pour un certain nombre de pixels, p.ex. 32 Mo : moins limage contient de
pixels, plus le support peut enregistrer un grand nombre dimages. Cest
arithmétique...
2) du scaning dun tirage photographique : le nombre total de pixels qui
sera enregistré dépend du format de la photo originale, du niveau de qualité
paramétré sur le scanner dautre part. Le fichier source, résultat de ce scaning,
sera meilleur si on a scanné un tirage 20x30 que si on a scanné un 13x18 ou un 10x15, ne
serait-ce que parce que la quantité dinformation «enregistrable» est quatre fois
plus grande sur un 20x30 que sur un 10x15 : toujours larithmétique.
3) du scaning dun négatif ou dune diapositive : le nombre total de
pixels qui sera enregistré dépendra du niveau choisi au niveau de la «résolution
dentrée» qui est en quelque sorte le coefficient dacuité optique du
balayage : dans tel scanner par exemple on pourra opter (en arrondissant) pour 300, 600,
1200, 2400 dpi ce qui donnera respectivement un fichier source de (en arrondissant) 0,5
Mo, 1,5 Mo, 6 Mo, 24 Mo.
Nous disposons maintenant dun fichier source, qui contient une quantité
dinformation très variable. Quallons nous faire de lui? Soit lenvoyer
par lInternet, soit lutiliser uniquement sur notre écran dordinateur,
soit lintégrer dans une mise en page (en PAO ou DTP), soit limprimer en tant que photo. Même si le terme
nest pas très orthodoxe, nous reprendrons ces diverses présentation sous le terme
générique de «fichier cible» par opposition à «fichier source»
LE FICHIER de TRAVAIL
Il faut partir dun principe qui relève du bon sens le plus élémentaire
: on nutilise pas un marteau pneumatique pour casser des noisettes, parce qu'il faut
toujours adapter loutil au besoin.
La définition dune image photographique sur le moniteur dun PC est
optiquement très inférieure à celle de la même image imprimée sur du papier
photographique traditionnel («argentique») : une petite centaine de dpi suffit largement sur le moniteur, 300 dpi étant la norme
généralement admise pour limpression sur papier de qualité photographique. Le
tableau ci-dessous, reproduit avec l'aimable autorisation de notre partenaire PICTCHALLENGE, récapitule les données pour
conserver une qualité "photographique " :
Il y a donc lieu
de préparer le fichier source pour obtenir un fichier DE TRAVAIL adapté à lusage
escompté. Prenons trois hypothèses de travail, étant entendu que les dimensions
dimages en pixels sont ici données à titre indicatif, approximatif, et arrondie
pour plus de clarté.
1) Nous voulons envoyer cette photo par le Web. Nous
avons besoin dun fichier de 600x400 pixels (si nous voulons être sûr qu'elle sera
visible intégralement sur tous les écrans et que le poids ne sera pas trop important.
2) Nous voulons intégrer cette photo dans une page
de bulletin en dimension 50x75mm (environ 2 pouces sur 3 pouces) et nous travaillons avec
une imprimante autorisant le 300 dpi. Nous avons besoin dun fichier de (2x300) x
(3x300) = 600x900 pixels / 300 dpi.
3) Nous voulons réaliser un tirage de qualité
photographique avec un imprimante travaillant à 300 dpi (attention : voir plus loin) : si
nous voulons un tirage 20x30 cm (donc 8x12 pouces) nous avons besoin dun fichier de
(8x300)x(12x300) = 2400x3600 pixels / 300 dpi.
Dernière hypothèse : la même photo doit pouvoir
servir aux trois usages : le fichier source satisfera aux exigences les plus élevées
(exemple n°3) mais à laide dun bon logiciel de traitement dimages nous
créerons des fichiers de travail correspondant aux utilisations recherchées.
En résumé, si un utilisateur averti vous conseille
de sauvegarder vos images «en 2700 dpi» (ou en 1200 dpi), il vous parle de la RESOLUTION
DENTREE : une RESOLUTION DE SORTIE de 300 dpi siéra très bien au même fichier...
Comme «Qui peut le plus peut le moins», lidéal est darchiver ses images
avec un nombre de pixels aussi élevé que possible, mais comme «Qui trop embrasse mal
étreint» il faut au départ de ces fichiers sources créer des fichiers de travail
adaptés à l'utilisation envisagée. Ce que confirme le texte qui suit (dans lequel le
terme "fichier source" est remplacé par "fichier natif").
Trouvé
dans une liste de discussion la réponse ci-dessous, qui ne manque pas d'intérêt, à une
question relative à la conversion d'une image qui a telle dimension en 72 dpi et dont on
voudrait qu'elle ait telle dimension en 150 dpi :
Comme
beaucoup de gens qui débutent dans la photo numérique, tu es obsédée par les dpi.
Cette notion n'a de véritable utilité que pour les utilisations professionnelles style
PAO. Pour un amateur, elle n'en a pratiquement aucune : pour l'affichage écran elle n'est
pas prise en compte et heureusement car la résolution des écrans est extrêmement
variée!
Pour l'impression amateur (jet d'encre) le driver d'impression n'utilise généralement
pas l'information dpi : l'utilisateur peut fixer les dimensions d'impression librement et
c'est le soft qui se charge d'effectuer les ajustements nécessaires. En fait, pour la
photo numérique amateur, la seule notion réellement utile est la dimension de l'image (x
sur y pixels). Si tu veux connaitre la résolution effective de ton image imprimée il
suffit d'une division !
Pour le reste il faudrait que tu indiques le contexte d'utilisation pour qu'on puisse te
donner des indications plus précises...
Dans le
numéro 223 du magazine français CHASSEUR DIMAGES
(mai 2000), Guy-Michel COGNE introduit un comparatif sur les imprimantes par un article
dont nous extrayons ce paragraphe, qui sinscrit dans le prolongement de ce qui
précède. Je reproduis ce texte avec son autorisation, ce dont je le remercie :
LES
BONNES RÉSOLUTIONSLes imprimantes photo
nées en lan 2000 font très fort, côté résolution annoncée: 1.200 points par
pouce chez Canon, 1.440 chez Epson et 2.400 chez Hewlett-Packard !
Ces chiffres font rêver, mais ils perturbent les amateurs qui savent compter
et qui en déduisent que, pour «bien nourrir» leurs imprimantes, il convient de les
alimenter avec des fichiers dont la résolution soit à la hauteur. Et là, rien ne va
plus!
Prenons lexemple dun plein format A4. Pour obtenir 600 dpi de résolution, il faudrait un fichier de 4.900 x 7000
pixels dont le poids atteindrait déjà 100 mégaoctets! La même image passerait à 400
Mo pour 1.200 dpi, 580 Mo pour 1.440 dpi et 1,6 giga pour 2.400 dpi!
Régulièrement, nous recevons des appels ou secours de la part de Lecteurs
qui, ayant essayé de gonfler leurs photos à la résolution de leur imprimante, se
retrouvent avec des disques durs saturés et des temps de calcul qui atteignent plusieurs
heures Nous leur expliquons alors ce quaucun fabricant ne dit jamais: les
résolutions annoncées pour les imprimantes photo sont calculées en fonction de la
taille des bulles dencre et il ny a pas de corrélation directe entre les
pixels du fichier natif (Ndlr : dans le texte ci-dessus "fichier source")
et les « points» de limprimante.
Explication : un pixel-image sera représenté par des points de trame
eux-mêmes composés de plusieurs gouttes. Il ne faut donc pas confondre résolution de
limprimante et linéature (la fréquence de la trame), pour laquelle il convient,
effectivement, doptimiser ses. fichiers.
Faute dindicabons précises sur la linéature réelle des imprimantes,
nous navons pas eu dautre choix que de nous livrer à des essais. La
procédure est simple: elle consiste à choisir une image comportant des motifs
géométriques très fins et à la numériser en haute résolution, sur un très bon
scanner On démarre avec le fichier natif à 1.200 dpi et on imprime, tel quel, sans
agrandissement ni réduction évidemment. Via PhotoShop, on ramène la résolution de
cette image à 600 dpi et on limprime à nouveau, toujours au même format. On
recommence à 300, puis 250, puis 220, puis 200... et on arrête les essais quand on
parvient à percevoir une différence de qualité sur limage imprimée! On a alors
trouvé ce que nous appelons la «résolution pratique» de limprimante.
Pour information, les trois imprimantes testées ce mois-ci se tiennent dons un
mouchoir de poche: les Epson Stylus Photo 870 et 1270 ont la plus grande finesse avec une
linéature réelle denviron 300 dpi, tandis que la BJC-8200 de Canon et les HP 930
et 950 se situent aux alentours de 260 dpi.
Bref, en leur envoyant des photos échantillonnées à 300 dpi, vous gagnerez
un temps précieux au moment du calcul des images... étape durant laquelle le Pilote de
limprimante effectue la «rastérisation» du fichier, cest-à-dire la
conversion des pixels en gouttelettes formant les points de trame! Vous remarquerez
dailleurs quune fois ce calcul effectué, le temps dimpression de la
photo ne dépend que de la surface de la zone à imprimer et de la résolution choisie,
non du poids du fichier de départ.
GMC, CI 223, mai 2000, p138.
Si ces informations vous laissent sur
votre faim, faites donc un crochet par www.laphotonumerique.com :
comme son nom l'indique, ce site traite uniquement de ce sujet, et de manière fort
complète...
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