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Pour qu'une photo ne soit ni trop claire, ni trop sombre, il est indispensable que le film reçoive exactement la quantité de lumière dont il a besoin :

pas plus (ou il y a "surexposition"),
pas moins (ou il y a "sous-exposition").

Le dosage de la lumière se fait en mesurant la lumière qui éclaire le sujet photographié (lumière solaire, lumière "flash", lumière ambiante, etc), compte tenu de la SEnsIBILITE du film (son "coefficient de buvardage" de la lumière, exprimée aujourd'hui en ISO, hier en ASA ou en DIN, avant-hier en degrés Schneider, etc).

Une fois cette mesure faite, on va rechercher le meilleur équilibre possible entre le TEMPS pendant lequel l'obturateur laissera passer la lumière ("temps de pose" ou "vitesse d'obturation", souvent abrégé en "vitesse") et la grandeur de l'OUVERTURE de l'orifice à travers lequel la lumière va passer, à savoir le diaphragme (on parlera donc d'"ouverture du diaphragme" souvent raccourci en "diaph'").
Si on choisit une ouverture plus grande, on devra choisir un temps d'exposition plus court, et vice-versa.

On peut en effet comparer ça à la situation de quelqu'un qui doit vider dans un entonnoir le contenu d'un récipient : plus l'entonnoir (le "diaph'") est étroit, plus il faudra longtemps (le "temps de pose") pour que le liquide s'écoule :

mesExpos.gif (22862 octets)


BIEN DOSER LA lumIERE
pour que le film n'en reçoive ni trop ni trop peu :
Les appareils photographiques actuels ont en général un posemètre (ou "cellule d'exposition", en abrégé "cellule") incorporé qui prend en charge la mesure de lumière, en tenant compte éventuellement des instructions imposées par le photographe (choix de la vitesse ou de l'ouverture).
La "cellule" peut mesurer la lumière de différentes manières,

réparties en trois grands groupes :

mesURE PONDEREE:

il s'agit d'une moyenne de l'ensemble de l'image,
en privilégiant les zones statistiquement considérées comme prioritaires.

mesURE MULTIZONE, ou "MATRICIELLE" :

la cellule mesure séparément un certain nombre de points de l'image. Au départ de cette "analyse" le cerveau électronique de l'appareil fait une "synthèse" qui tient compte de situations-types que le fabricant a mis dans la mémoire de l'appareil (des "algorithmes"). Le site www.pictchallenge-archives.net contient des informations détaillées sur ce mode de mesure.

mesURE SPOT :

la cellule mesure une zone très limitée du sujet, correspondant au repère AF au centre du viseur. Cela permet au photographe, soit de calibrer l'exposition en fonction d'un élément prioritaire, éclairé très différemment du reste de l'image, soit de faire lui même le travail que l'appareil fait tout seul en mesure matricielle. Le site www.pictchallenge-archives.net contient des informations détaillées sur ce mode de mesure.

Tout se résume en divers COMPROMIS :

1) ce qu'on gagne en ouverture, on le perd en vitesse.
2) si on expose trop, les parties sombres y gagnent, les parties claires y perdent,

et vice-versa.

CHOIX VITESSE / DIAPHRAGME :

Photo d'action : une vitesse rapide figera le sujet, une vitesse lente peut accentuer la "sensation" de déplacement.
Photo de portrait : on choisira généralement une grande ouverture qui diminue la profondeur de champ, permettant au visage de se détacher net d'un arrière-plan flou
Photo de paysage : on fermera le diaphragme pour élargir la profondeur de champ
Photo de gros plan (sauf portrait) : comme en paysage, on fermera le diaphragme pour élargir la profondeur de champ

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